lundi 1 septembre 2008

A lire absolument : Le monde selon Monsanto




A l'heure, ou plutôt à la minute, où j'écris ces lignes, je viens de terminer ce livre, le monde selon Monsanto.

Dans le foisonnement de bouquins qui sont censés nous expliquer comment le monde fonctionne entre l'économie, les conflits, l'écologie, la politique, le social, la globalisation (« mondialisation » selon le terme français même s'il n'est pas justement employé), les marchés, les inégalités, la psychologie, la culture, ... (j'en passe sinon on peut en faire des pages) et qui vous disent tout et son contraire selon le camp l'auteur, il n'en est qu'un que je vous recommande : Le monde selon Monsanto.

C'est sûrement le livre de la décennie, probablement du siècle au vu de l'incidence de cette firme américaine sur le monde depuis les années 30. Voyez plutôt : Monsanto a commencé par tremper dans les pesticides (PCB) dont la pollution est telle que nous en avons tous dans le corps (à faible dose non mortelle mais qui, du coup, nous rapproche quand même un peu de la limite à ne pas dépasser) ; Vient ensuite la dioxine, la molécule la plus toxique inventée par l'homme, dérivée des pesticides grâce à laquelle Monsanto créa l'agent orange, un produit toxique aux résultats horriblement efficaces pulvérisé au Vietnam qui toucha également les militaires américains ; La firme continue ensuite avec les herbicides, créant le Round up, son produit le plus vendu, notamment grâce à une publicité mensongère (et reconnu comme telle par la justice) qui jurait que le produit laissait les sols propres, le tout sans parler des paysans des pays pauvres qui n'ayant pas de protection lors des épandages de Round up, se retrouvent gravement malades lorsqu'ils ne décèdent pas ; Enfin, Monsanto s'est attaqué à l'hormone de croissance bovine censé augmenter le rendement de lait mais qui est surtout efficace pour malmener les pauvres bêtes et dont l'incidence sur le lait n'est pas sans gravité, ce qui lui valut d'être interdit en Europe.

Pour conclure ce joli tableau, Monsanto est le premier producteur mondial d'OGM, et assure, évidemment, que ceux-ci sont sains, propres et rentables. Le livre de Marie-Monique Robin démolit ces postulats les uns après les autres tout en révélant d'autres vérités, comme le fait que la contamination des OGM sur d'autres champs normaux et bio arrange bien les affaires de Monsanto qui assoit doucement mais sûrement son pouvoir sur la production alimentaire mondiale, comme l'avouent certains de ses représentants. On dirait une fiction, ça n'a pas l'air possible, c'est trop gros... et pourtant : « L'espoir des industriels, c'est qu'avec le temps, le marché sera tellement inondé que vous ne pourrez plus rien faire, sauf vous rendre » déclarait début 2001 Dom Westfall, vice président de Promar International, un cabinet de consultant basé à Washington qui travaillaient pour les firmes de biotechnologies. Non, ce n'est pas de la science fiction. En tout cas, ça ne l'est plus.

Vous allez me dire que ce livre est partisan, donc qu'on ne peut croire tout ce qu'il raconte comme argent comptant. C'est une réaction saine et je ne pourrai vous prouver le contraire qu'en vous encourageant à le lire à votre tour. Tout ce que je peux vous dire, et qui n'engage que moi, c'est que Robin a passé quatre ans à rassembler les documents qui composent son analyse et que, personnellement, je n'ai rien vu qui manquait. Nicolas Hulot n'est pas la personne vers qui je me tournerai en premier pour parler de ce sujet, mais il résume finalement très bien ce que j'ai pensé de ce livre dans la préface qu'il a faite : « L'enquête de Marie-Monique Robin est serrée, elle est conduite au laser, les faits sont là, indubitables, les témoignages nombreux et concordants, les écrits dévoilés, les archives décryptées. Son livre n'est pas un pamphlet nourri de fantasmes et ou ragots. Il fait surgir un réel terrifiant. »

« Terrifiant », oui, c'est le mot. Je n'étais pas forcément totalement contre les OGM au début de ce livre. Mon expérience personnelle ne me permettait pas de juger de l'effet sanitaire des OGM ni de leur effet économique. La seule chose que je savais, c'était leur effet environnemental, grâce à quelques paysans que je connais. C'était le seul domaine sur lequel je pouvais me prononcer et qui n'était pas exempt de solutions possibles.

Puis au fil de la lecture m'est venue la terrifiante réalité des faits. Et aujourd'hui je peux le dire, je suis un anti-OGM. Les 350 pages du livre (très facile à lire, je vous rassure) ne m'ont pas convaincu puisque j'étais déjà enclin à lutter contre les OGM. Non, le livre m'a confirmé, avec brio, des choses que je savais déjà ou que j'avais entendu sans connaître la source de l'information. Puis il m'a montré ce que j'ignorais des autres effets des OGM que je ne pourrai vous résumer ici.

D'ailleurs si vous ne me croyez pas, ou si vous voulez en savoir plus, il vous suffit d'aller sur le blog de Marie-Monique Robin (déjà dans mes liens) où vous pourrez avoir un bel aperçu. Mais je vous conseille quand même de lire le livre.

D'ailleurs, le plus convaincant, c'est encore la réaction de Monsanto après la publication du livre et la diffusion du documentaire du même nom par la chaine Arte : « Le film et le livre de Marie-Monique Robin sont les dernières illustrations de la frustration des opposants aux biotechnologies. Ces travaux sont tellement partiaux qu'ils n'appellent aucun commentaire de la part de notre entreprise. » Donc, non seulement Monsanto réagit quand même tout en disant qu'elle ne le fait pas, mais en plus, sa seule réponse face au livre c'est de dire qu'il est « partial » et provenant d'une « frustration ». Est-ce que cela suffira à contrer une enquête sérieuse et approfondie ? J'en doute, même si le livre doit passer inaperçu aux yeux des décideurs qui avalisent tous les projets d'OGM grâce au lobbying, à la pression et à la corruption.

La réaction de Monsanto est claire, il faut enterrer l'enquête de Marie-Monique Robin. Curieux alors que d'habitude, elle ruine tous ses détracteurs à coups de procès multiples et coûteux. Pourquoi pas cette fois ? L'attitude de toute personne responsable, c'est donc de diffuser cette enquête, afin que chacun sache ce que Monsanto veut cacher.

vendredi 22 août 2008

Cinéma : Wall-e




Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai, généralement une appréhension à aller voir les dessins animés de Pixar. Pourquoi ? Alors que j'ai toujours aimé ce qu'ils faisaient finalement. J'ai, par exemple, refusé d'aller voir « Cars » alors que c'est un excellent film. Les bagnoles ne m'intéressent pas trop, alors des préoccupations de bagnoles... Et puis finalement, revenant d'un voyage de Guadeloupe, je l'ai vu dans l'avion. Et j'ai beaucoup aimé.

Je crois qu'avec Pixar, on ne sait jamais vraiment à quoi s'attendre. Leurs productions sont parmi les rares à avoir un tant soit peu d'originalité dans l'hallucinante profusion de films formatés. Du coup, agréablement surpris par « Cars », notamment par la morale finale de l'histoire, je me suis juré d'avoir moins d'appréhension pour le prochain. Et c'est là qu'arrive Wall-e.

Faisons dans le conventionnel et commençons cette critique ciné par un petit résumé de l'histoire du film. Suite à une pollution importante, la planète terre a été désertée par les humains. Ils n'y ont laissé que des petits robots, les « wall-e », pour la nettoyer. 700 ans plus tard, il n'en reste plus qu'un qui a développé une conscience et une curiosité pour ce qui l'entoure, tout en continuant machinalement une tâche inutile. Et surtout, il se sent bien seul. Un jour, un vaisseau spatial dépose Eve, robot de dernière génération, sur la terre avec une mission bien particulière, trouver une plante prouvant que la vie est redevenue possible sur la planète. Les deux robots finissent par en trouver une et Eve est aussitôt emmenée vers l'Axiom, l'un des vaisseaux des terriens qui y mènent une vie avachie dans le confort et la facilité. Wall-e, accroché à la fusée de retour de Eve, va y semer une belle zizanie pour retrouver sa belle.

La première impression que l'on a en entendant parler de Wall-e, c'est que ça a l'air d'être une histoire d'amour et que « c'est pas mon truc » vous diront tous les mecs qui craignent la guimauve. Et je suis d'accord. Mais bon, après tout, les bagnoles, c'étaient pas mon truc non plus. Et puis il y avait quelques passages marrants dans la bande annonce. Alors on y va. Et évidemment, ça valait le coup.

Il faut reconnaître que le film est déjà osé au niveau production. Durant tout le film, les deux personnages principaux ne disent en tout et pour tout que 4 ou 5 mots. Et ils ont également un visage se résumant à deux yeux, ce qui limite les expressions possibles. Et pourtant ça marche à merveille. Les yeux sont suffisants pour exprimer un sentiment, mais la gestuelle est également très précise, ce qui rapproche ces robots de la pantomime. D'ailleurs, certains passages me font penser à ce que faisait Chaplin lui-même du temps où il ne parlait pas encore. Et c'est bien de cela qu'il s'agit, « Wall-e » est un film muet. Pas tout le temps évidemment, mais la trame principale de la réalisation est bien celle-la. A notre époque, c'est courageux.

Le message du film est également très clair. C'est en cherchant la facilité que nous perdons notre planète et c'est en sortant de ce marasme de confort factice que nous la sauverons. Ce qui est plutôt osé également à l-ère de la haute technologie. Mais c'est également ce qui est dénoncé lorsque l'on fait appel à des robots pour effectuer un travail qui incombe aux humains et à leur responsabilité.

Et puis quand même, le film est marrant (je dis ça pour ceux qui pensent, après lecture de cet article, que ce serait un film moralisateur, ce qui n'est pas le cas, il délivre seulement un message). Les personnages, notamment Wall-e, sont d'emblée attachants et leur décalage avec le monde humain (enfin ce qu'il en reste) est prétexte à de nombreux gags. Et je rassure les mecs, si c'est bien une histoire d'amour à la base, elle n'est pas mièvre et sans intérêt. Et vous pourrez toujours vous intéresser au côté technique de la réalisation qui est d'une précision magnifique. Bluffante même, parfois on se croit dans un vrai film.

Enfin bref, « Wall-e » est un film que je conseille à tout le monde, petits et grands, qui peuvent aller le voir et le revoir. C'est quand la prochaine séance d'ailleurs ?

samedi 9 août 2008

A découvrir : Jason Chan




Toujours en admiration devant les beaux dessins, j'aime à arpenter le net à la découverte de quelques illustrateurs, connus ou non . En plus des quelques dessineux connus comme Larcenet ou Maëster et bien sûr l'inestimable Koulou (dont l'oeuvre est toujours en vente d'ailleurs), et des maîtres comme Gotlib (tous dans mes liens), je vous présente donc aujourd'hui Jason Chan, illustrateur de renom, du moins pour ceux qui s'intéressent à certains univers.
En effet, Chan a surtout illustré des jeux de rôles. Il travaille notamment pour World of warcraft de Blizzard que je ne vous présenterai pas, mais aussi sur la série de jeux World of darkness de White wolf comprenant, notamment, les jeux Vampires : La mascarade et Loups garou : L'apocalypse (du moins sont-ce les noms de la série de 1991, il parait qu'il y a eu une réédition 2004 avec de nouvelles règles pour harmoniser tous les jeux entre eux qui sont au nombre de 5 avec Vampires, Loups garou, Mages, Ombres et Changelings).
Surtout, Jason Chan a réalisé des illustrations pour le jeu mythique (et coûteux) Magic : the gathering, le fameux jeu de carte à collectionner.
C'est donc un univers assez étrange que vous propose de visiter le blog et le site de Jason Chan, entre fantaisie et sang, couleurs et ombres et parfois avec une pointe d'érotisme. Enfin bref, que du bon.



Une illustration particulière de Jason Chan sur Georges A. Romero, maître du cinéma d'horreur, à qui l'on doit une saga de films pleins de morts vivants et de critiques sociales.

lundi 28 juillet 2008

Voilà, c'est fini...


... depuis 3 jours en fait. Le centre aéré est terminé. Ce ne fut pas sans peine, mais pas sans joie non plus. Peut être m'attarderai-je un jour à vous conter les quelques aventures qui nous sont arrivées durant ces 15 jours intenses.

Mais globalement, tout s'est bien passé. Pas d'accidents, pas de pertes. Certes, on aurait pu un peu mieux respecter les thèmes du projet, mais bon, pour une première fois, on y a été doucement.

Bien sûr il y eut des orages, comme le chantait Brel, enfin quelques soucis mais sans gravité. Globalement, ce fut donc un bon centre, avec un bon directeur évidemment et une bonne équipe. Et puis on a eu de bons enfants aussi.


Enfin bref, maintenant il ne reste plus qu'à passer le stage de perfectionnement, un autre stage pratique et réaliser un écrit pour voir la fin du BAFD. On y croit !

jeudi 24 juillet 2008

La NASA perce le mystère des aurores boréales

Un autre article intéressant du site nouvelobs.com, pour les fans de « grands espaces » :



Les chercheurs ont découvert que des explosions d'énergie magnétique, intervenant à un tiers de la distance Terre-Lune étaient responsables des phénomènes lumineux, formés de voiles mouvants de couleurs vives, où domine le vert, et qui se produisent dans les régions proches des pôles.

La Nasa affirme, jeudi 24 juillet, avoir percé le mystère des aurores boréales, grâce à la flotte de cinq satellites de la mission américaine Themis, qui ont pu observer depuis un an comment se déclenchent ces phénomènes.

Explosions d'énergie magnétique

Les chercheurs ont découvert que des explosions d'énergie magnétique, intervenant à un tiers de la distance Terre-Lune étaient responsables des phénomènes lumineux, formés de voiles mouvants de couleurs vives, où domine le vert, et qui se produisent dans les régions proches des pôles.
Un processus de "reconnexion" entre les cordes magnétiques géantes reliant la Terre au Soleil, et stockant l'énergie des vents solaires, provoque ces tempêtes de lumières polaires.

Mission Themis

"La reconnexion magnétique permet de relâcher l'énergie emmagasinée dans ces cordes, dispersant des particules électrisées vers l'atmosphère terrestre", a expliqué jeudi David Sibeck, un responsable scientifique de la mission à la Nasa.
"C'est une façon de libérer l'énergie du Soleil absorbée par la Terre", a-t-il expliqué lors d'une conférence téléphonique plus d'un an après le lancement de la mission THEMIS (Time History of Events and Macroscale Interactions during Substorms).

Interruptions dans les communications radio, GPS et coupures de courant

Pour une raison non encore élucidée, qui fera l'objet de la suite de la mission pendant encore un an, les cordes magnétiques, d'ordinaire parallèles, se rapprochent, se touchent pour former un "U" et éclatent, a expliqué Vassilis Angelopoulos, l'un des chercheurs.
"Ces cordes sont dans un état de stress accru, comme des bandes de caoutchouc" trop tirées. Et l'énergie libérée peut être aussi puissante qu'un fort séisme et traverser une région polaire en 60 secondes, a souligné le chercheur.
Ces tempêtes boréales intenses peuvent aussi provoquer des interruptions dans les communications radio, des perturbations dans les systèmes GPS et des coupures de courant.
L'ultime objectif de la mission est de permettre le développement de modèles sûrs pour prédire la survenue, le lieu et l'intensité de ces aurores polaires.

jeudi 17 juillet 2008

Non à EDVIGE !


« EDVIGE » : Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale


Ce nom prêterait à rire s'il n'était pas extrêmement dangereux. Et « extrêmement » est le mot. Il s'agit du nom de code du fichier où seront consignés des informations sur les délinquants hypothétiques et les militants syndicaux, politiques, associatifs et religieux.


EDVIGE permet donc au tout nouveau service de renseignements (regroupement de l'ex-DGSE et des ex-RG) de ficher le premier venu parce qu'il fait parti d'un groupe... quelconque comme le rappel l'appel à signature : Il recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées.


En bref, les seules personnes non inquiétées sont celles qui ne se préoccuperont aucunement de la vie citoyenne... ou qui auront leur carte au parti façon soviet suprême ?


A la base, le fichier devait servir à collecter des informations sur des personnes susceptibles de commettre des délits, et ceci concernant des mineurs dès l'âge de 13 ans. Aujourd'hui, tout le monde peut être touché à partir du moment où il fait parti d'un groupe qui sera considéré (de manière toujours hypothétique) comme problématique. Nous sommes tous concernés, sauf si on évite tout contact avec tout le monde. Evidemment, les communautés « ethniques » sont particulièrement visées. « Etonnant, non ? » aurait déclaré Pierre Desproges. Seulement il ne s'agit pas d'un épisode de l'encyclopédie de monsieur Cyclopède. C'est bien moins drôle.


L'appel à signatures demande le retrait du décret permettant la mise en place du fichier EDVIGE dénoncé, entre autre, par la Ligue des Droits de l'Homme et la CNIL (organisme officiel de l'état qui, curieusement n'est pas écouté sur ce coup là).


Signer la pétition

mardi 10 juin 2008

Accueil de loisirs en préparation



En ce moment, je ne donne pas beaucoup de nouvelles. Ceci étant dû au fait que je travaille beaucoup pour préparer mon premier centre aéré (ah non, maintenant on doit dire « accueil de loisirs », pas taper les formateurs du BAFD, pas taper!) en tant que directeur. La classe non ? Enfin bon, pour l'instant c'est surtout passer des coups de fils, négocier des prix pour des sorties, modifier des plannings selon la disponibilité du minibus ou les ouvertures de la piscine, ... bref, c'est quand même pas mal prise de tête.

Le thème retenu pour ce centre c'est « Découverte et Imaginaire », qui devrait combiner des animations scientifiques avec des animations fantastiques (« allez les enfants, on va à la chasse aux lutins !!! »). En bref, ça devrait ressembler un peu à du Jules Verne... avec des cow-boys, des dinosaures et plein d'autres trucs dans le genre.

On fera une grande sortie à Walygator aussi (ben quoi ? Ça fait très « Jules Verne », non ?) et des professionnels viendront faire de la cuisine scientifique avec les enfants. Va-t-on boire la potion du Dr Jekyll ?

Enfin bref, tout ça risque d'être très amusant. Du moins si j'arrive à sortir le nez de ma paperasse.