lundi 7 décembre 2009

L'antre de la folie


Voilà qu'hier soir je me suis regardé à nouveau le film dont le titre est, par un curieux hasard, le même que celui de cet article. Et je me disais par la même occasion qu'il était vraiment dommage de ne toujours parler que de films récents.

« L'antre... » raconte l'histoire de John Trent, petit détective privé qui enquête sur de petites arnaques et travers des gens moyens. Désabusé par ses semblables, convaincu que chacun en ce monde cherche uniquement à profiter des autres, il mène une vie d'une banalité affligeante. Jusqu'au jour où une grande maison d'édition le contacte pour lui demander d'enquêter sur la disparition de leur auteur phare, Sutter Cane, mélange de Stephen King et de Howard Philips Lovecraft, en passe de devenir l'auteur le plus lu au monde et qui devait justement rendre son dernier bouquin, tellement attendu par les fans que ceux-ci commencent à saccager des librairies. Trent pense que tout cela fait parti d'un coup monté pour faire une grosse publicité gratuite au film, mais il parvient néanmoins à retrouvé la trace de l'auteur dans une étrange petite ville, Hobb's end, qui n'est indiquée sur aucune carte. Il décide de s'y rendre, convaincu qu'il mettra à jour le coup monté. Mais ce qui l'attend là-bas n'est qu'une descente implacable dans la folie furieuse.

Au cas où vous vous poseriez la question, « l'antre... » a été réalisé par John Carpenter. Est-il besoin de présenter le réalisateur mythique de « Halloween » [1], « New York 1997 », « The thing » [2], « Christine », « Starman », etc... Mondialement connu, Carpenter s'est un peu essayé à tous les genres, mais préfère ouvertement l'horreur qui lui permet d'exposer son côté sombre et parfois pessimiste.

La réalisation de « l'antre... » intervient après le cuisant échec de « les aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin », film d'aventure fantastique qui lui coûtera toute crédibilité auprès des studios. Depuis lors, il ne réalise que des petits budgets [3], avec des succès plutôt faible mais qui lui permettent néanmoins de revoir peu à peu ses ambitions à la hausse. Le succès ne reviendra qu'avec « l'antre... ».

Si l'on se penche un peu sur l'oeuvre, cela apparaît comme tout à fait normal.

Premier point, « L'antre... » est inspiré, notamment, par les livres de Lovecraft, l'un des plus grands écrivain d'horreur ayant existé. L'un des plus grands réalisateurs de l'horreur qui réalise un film sur ledit auteur, ça fait saliver.

Second point, le film décrit le basculement du monde dans la folie. L'apocalypse selon Carpenter, on ne peut pas rater ça.

Troisième point, le scénario est extrêmement intelligent. Le héros, tout ce qu'il y a de plus normal, est plongé dans un mode devenant fou. Du coup, le concept de la folie change totalement de sens, le fou, c'est lui.

Quatrième point, les effets spéciaux sont de Greg Nicotero [5]. Alors oui, A l'époque, Nicotero et ses potes n'étaient pas encore connus, il y a donc peu de chance que leurs noms aient attirés les premiers spectateurs dans les salles. Mais la qualité de leur travail en a probablement plein d'autres par la suite.

L'apocalypse de la folie selon Carpenter, inspirée par Lovecraft avec des effets spéciaux à tomber, si ça ne vous donne pas envie...

De plus, Carpenter a parfaitement comprit la manière d'adapter Lovecraft a l'écran, ce sur quoi énormément d'autres réals avides de monstres grouillants se sont lamentablement cassé la gueule. Le secret, je l'ai déjà dit, c'est de surtout pas trop en montrer tout de suite, le monstre (d'ailleurs ce n'est pas dit qu'il y en ait toujours un) n'est que l'apothéose de longs moments d'angoisse dû à une atmosphère des plus étranges. Cela résume parfaitement bien la façon de faire de « l'antre... ». La réussite des effets spéciaux tient aussi à leur discrétion. S'il y a bien des monstres tentaculaires et avec un excès de bras, de jambes et/ou de pattes, ceux-ci ne sont pas filmés de plein pied en pleine lumière mais amenés peu à peu, découverts morceau par morceau. Il faut dire que Carpenter a été un peu échaudé par le succès tardif de « the thing » largement porté par les effets spéciaux, et oubliant qu'il contient aussi un scénario à la tension ciselée et une réalisation digne des plus grands cinéastes.

Enfin bref, « l'antre... » est une oeuvre incontournable de John Carpenter et de l'horreur en général que tout fan du genre doit avoir vu.


[1] L'original a vieilli mais le remake de Rob Zombie est une bombe.

[2] Passé injustement inaperçu lors de sa sortie, ce film est un chef d'oeuvre, reconnu aujourd'hui comme une référence, notamment en matière d'effets spéciaux toujours aussi impressionnants malgré l'âge.

[3] « Prince des ténèbres » et « Invasion Los Angeles »

[4] « Les Aventures de l'homme invisible » et « Le Village des damnés »

[5] Je vous en ai déjà un petit peu parlé là.

lundi 19 octobre 2009

Le syndrôme de Galaad

Comme je vous le disais il y a déjà quelques articles de cela, j'aspire un peu beaucoup à tenter d'essayer un jour de peut être écrire un livre. Je met un peu de retenue dans cette phrase parce que c'est loin d'être aussi simple que de se lever le matin en se disant « tiens, si je faisais plusieurs dizaines de volumes sur la vie de familles sous le second empire ». Zola a peut être bâti sa chronique des Rougons-Macquarts (1) comme ça, au saut du lit, mais quand même, ça m'étonnerai fort.
Je ne dirai pas non plus, à l'inverse, que j'en suis au point mort, loin de là. Seulement je m'éparpille un peu dans tous les sens, comme un blob (2) qui serait passé sur une mine. Avoir une idée en ce moment, c'est aussi en avoir pour des jours de boulot à essayer de voir comment l'intégrer correctement dans tout ce à quoi on a déjà pensé avant. Et évidemment, le problème devient de plus en plus délicat au fur et à mesure que le nombre d'idées augmente.
En ce moment, chaque fois que j'y pense, je suis sur les personnages. Qui sont-ils ? Que veulent-ils ? Où vont-ils ? Comment se rencontrent-ils ? Pourquoi ils restent ensembles ? Pourquoi ils se séparent ? Comment concilier le tout ? Etc... Alors à force d'essayer de déterminer les caractéristiques de chacun d'entre eux, on commence à réfléchir sur les personnages des autres romans et histoires qu'on lit ici ou là. Et c'est ainsi que j'ai découvert ce que j'appelle personnellement le syndrome de Galaad.
Parce que dans le genre erreur de casting, Galaad, dernier chevalier de la table ronde et découvreur du graal, se pose là. Mais pour comprendre il faut en revenir au début de la légende arthurienne.
Vous savez peut être que la légende d'Arthur et de la table ronde telle que nous la connaissons aujourd'hui date du 13e siècle. Or, comme toute légende qui se respecte, ses origines remontent à bien plus longtemps. Si tant est que Arthur (ou le personnage que l'on appelle Arthur) ait existé, et il apparaît vraisemblable que ce soit le cas, ce serait plutôt dans les environs du 6e siècle. A cette époque, on écrivait encore très peu les histoires, on les racontait surtout oralement. C'est donc oralement que s'est d'abord répandue la légende d'Arthur (sur quelle base ? Allez savoir) qui, à l'origine, est une légende païenne (3).
Dans cette première légende, c'est Perceval qui découvrait le graal qui n'était pas encore une coupe (il paraît que dans la première version c'était une tête coupée baignant dans son sang sur un plateau ce qui, selon certains historiens, tendraient à montrer que l'origine de la légende serait une histoire de vengeance). Puis les chrétiens sont arrivés et ont commencé à remplacé tous les rites païens par les leurs même si ça ne correspondait pas à leurs croyances (Noël n'est pas l'anniversaire du Christ, la date correspond à une fête païenne que les chrétiens ont ainsi remplacé et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres). Du coup, le personnage de Perceval les tentait moyens étant donné que le bonhomme aimait boire, manger et forniquer à tout va. Ceux qui reprirent la légende lui préférèrent donc Lancelot (4), candidat plus adapté pour trouver un objet sacré. Mais au fil du temps, les moeurs évoluant, cela ne suffit plus. Les moines du 13e siècle voyait d'un mauvais oeil la célèbre relation entre Lancelot et Guenièvre et décidèrent qu'il était également temps pour lui de passer la main. Pour cela, ils lui créèrent un fils de toute pièce, Galaad qu'il aurait eu avec une fille qui l'a empoisonné pour qu'il la prenne pour Guenièvre. Ce nouveau personnage sera l'incarnation des valeurs morales chrétienne.
Et c'est là le hic. Parce qu'à force d'incarner, le personnage se désincarne. Il devient d'un in-intérêt chronique. Il est tout simplement trop abstrait, ne pouvant jamais commettre de fautes, parfois de petites erreurs qui ne sont jamais de sa responsabilité. Il participe bien à quelques aventures mais comme il ne peut échouer, étant le plus beau, le plus fort, c'est lassant. Sur cette couche de mièvrerie vient se greffer quelques faits d'armes, notamment des massacres de villages païens, femmes et enfants compris. Où l'on voit que la désincarnation du personnage en faveur de valeurs lui ôte toute idée de remords, de compassion, de pitié, pourtant des valeurs reconnues dans la religion chrétienne d'aujourd'hui.
Bref, cette longue tirade pour expliquer en quoi Galaad est clairement un mauvais personnage d'un point de vue narratif. D'un point de vue moral, ça vous regarde. Puis à partir de là, on se rend compte que de nombreuses oeuvres comportent des héros souffrant de ce syndrome. Souvent des conneries d'ailleurs. Passons sur la littérature qui, en règle générale, développe tout de même un minimum les personnages pour le besoin du récit. Le cinéma est un exemple actuel qui offre de nombreux cas de Galaad.
Prenez n'importe quel film d'action américain. Le personnage est généralement le gentil en tout point qui se bat contre des méchants en tout point. Et on prend pas le temps de leur demander s'ils veulent renoncer à leurs méfaits ou quelque chose du genre. Non, on flingue direct. Tout comme les villages païens, enfants en moins.
Les super-héros sont particulièrement représentatifs du syndrome de Galaad. Les premiers surtout, de DC comics(5), sont des incarnations de valeurs que les forces de l'ordre et la justice classique ne peuvent (selon les auteurs) plus porter à eux seuls. En cela ils deviennent des justiciers qui transgressent les lois, reniant ainsi indirectement la morale qui a créé ces lois. Et donc bien sûr pas de questionnement sur le pourquoi du mal. On tape, c'est tout. L'arrivée de Marvel a un peu changé la donne. Déjà, tous les super-héros DC sont des humains, chez Marvel, des monstres (hulk, la chose des 4 fantastiques, diablo des X-men,...) sont aussi des héros. On est un peu plus loin de la perfection incarnée de Galaad. Et psychologiquement, ça devient un peu plus fouillé aussi. Les X-men sont des victimes de la société mais ils la protège malgré tout. Spiderman se pose des questions sur sa responsabilité en tant que super-héros, etc... Et cela se retrouve dans les films adaptés de super-héros.
Curieusement, une daube monumentale comme « Daredevil » propose un héros en phase terminale de syndrome de Galaad. Pour preuve, ce symptôme indubitable lorsque le personnage dit « je ne suis pas un méchant ». Pour avoir, malheureusement, vu le film, je peux vous certifier que cela résume toute la philosophie du film.
A l'inverse, d'autres grands succès mérités offrent des héros plus complexe. « Iron man » par exemple où le héros est confronté au mal qu'il a fait en vendant des armes. Les deux premiers « X-men » où l'on sent bien le côté stigmatisé, voir même traqués des personnages qui se posent des questions sur le sens de leur combat(6). « Hellboy » qui protège l'humanité contre des risques dont elle n'a même pas conscience mais qui doit rester caché sous peine d'opprobre populaire. Et bien sûr , « the dark knight », le dernier batman dans lequel l'ambiguïté du personnage est portée à son paroxysme. On assiste depuis peu à un retournement de situation dans le domaine des super-héros où l'on cesse de les voir comme des boyscouts et où ils en deviennent inquiétant. C'est toute la question d'un « Watchmen » par exemple, dont le film est d'ailleurs sorti pile au bon moment, pour le coup. Le personnage de Rorshach est un cas de Galaad type. Porté par des valeurs qu'il croit supérieur à tout, il s'octroie le droit de vie ou de mort sur les malfrats qu'il attrape.
Les personnages qui portent des valeurs n'échouent pas tous. Il suffit juste, en fin de compte, de ne pas oublier qu'ils sont censés avoir une personnalité. Prenez le John McLane des « Die Hard » par exemple. C'est clairement le gentil contre les méchants, mais lui, il a de la gueule et il ne fait pas bien propre sur lui. Il évite surtout le côté moralisateur qui ressort naturellement de chaque Galaad. Car c'est en finalité le plus gros défaut de ce type de personnage. D'après vous, pourquoi Han Solo est plus populaire que Luke ?
Et tout ça pour en revenir au début et vous dire que je galère un peu sur mes personnages car je ne veux surtout pas que l'un d'eux soit atteint de ce fléau. A l'inverse, j'essaie également de ne pas faire en sorte que les « méchants » ne se résume qu'à ça. C'est donc bien compliqué et, si je ne désespère pas d'avancer petit à petit, je peux vous dire que si un livre avec mon nom voit le jour, ce ne sera pas avant un certain temps. Cela dit, si vous êtes impatients, vous pouvez toujours relire ce blog depuis le début.

(1) Pour ceux qui ont fait l'école buissonière pendant les cours de français, série de livres dont font parties certaines des plus grandes oeuvres du maître dont L'assomoir, Au bonheur des dames, Germinal, etc...
(2) Le blob, film d'horreur culte de 1988 réalisé par Chuck Russel où une grosse guimauve gélatineuse « consomme » les citoyens d'une petite bourgade paisible en les dissolvants dans sa masse acide. Très bons effets spéciaux.
(3) Je fais mon malin mais tout ça je le sais grâce aux très bons bouquins de Jean Markal, au nombre de huit, regroupés sous l'appellation Le cycle du graal.
(4) Au passage, Lancelot n'existait pas dans la légende d'origine, il est avéré que c'est un ajout de légendes françaises, tout comme Galaad qui sera ajouté au 13e siècle. Et un autre passage tant qu'on y est, quand on voit ces personnages apparaître dans un film comme « le roi Arthur » qui se veut historiquement fidèle, on se marre.
(5) Superman, Batman, Wonderwoman,...
(6) Dans le troisième on retrouve d'un coup l'opposition tout gentil contre tout méchant. Navrant.

vendredi 25 septembre 2009

Un petit début de vaccin contre le SIDA

Trouvé sur nouvelobs.com, une info qui permet d'être un peu optimiste. Mais attention, rien est encore fait.


Un vaccin expérimental réduit pour la première fois de façon significative les risques d'infection du Sida. Pour le professeur Delfraissy, ce résultat est encourageant mais il insiste : "nous n'avons pas le vaccin contre le VIH".

Le professeur Jean-François Delfraissy a estimé jeudi 24 septembre que les résultats des essais du vaccin contre le virus du sida constituaient "une bonne nouvelle pour un effet modeste".
"Pour la première fois on montre qu'un vaccin contre le VIH a un effet significatif au niveau clinique, c'est à dire au niveau infection, et qu'on peut obtenir une protection", a souligné le directeur de l'Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS).
"Ca encourage à poursuivre cette démarche après des périodes difficiles", a-t-il noté.
Mais, a ajouté le professeur Delfraissy, "l'effet est modeste" avec une réduction du risque d'infection de seulement 31%.
"Nous n'avons pas le vaccin contre le VIH", a martelé le professeur Delfraissy. 31% de réduction du risque, "c'est très largement insuffisant", et "cela veut dire que ce n'est pas un outil vaccinal utilisable en termes de santé publique, au sein d'une population".

16.000 volontaires en Thaïlande


Jean-François Delfraissy réagissait à l'annonce des résultats d'un essai sur un vaccin expérimental qui a réussi pour la première fois à réduire les risques d'infection du Sida. Ces résultats ont été annoncés par des chercheurs de l'armée américaine et des responsables sanitaires thaïlandais.
L'opération, présentée comme la plus importante jamais effectuée pour un vaccin contre le sida dans le monde, a été conduite par le ministère thaïlandais de la Santé et l'armée américaine et permet de réduire le risque d'infection pour un tiers des cas. Des tests ont été effectués depuis octobre 2003 sur plus de 16.000 volontaires en Thaïlande, dont l'exposition au risque de contamination était jugée similaire à la moyenne.

"Une efficacité préventive"


"Dans 32,1% des cas, le vaccin réduit le risque d'infection", indique un communiqué des chercheurs publié lors d'une conférence de presse à Bangkok.
"Ce résultat représente une percée car c'est la première fois qu'il y a une preuve qu'un vaccin contre le virus HIV a une efficacité préventive", ajoute le communiqué. "C'est une avancée scientifique très importante et cela nous donne de l'espoir qu'un vaccin efficace dans le monde entier soit possible à l'avenir", a insisté le colonel de l'armée américaine Jérôme Kim, par vidéo-conférence.
Le vaccin est une combinaison de deux vaccins testés précédemment mais qui ne s'étaient pas révélés efficaces indépendamment l'un de l'autre.

"Une première démonstration concrète"


Sanofi Pasteur, la division vaccins du groupe Sanofi-Aventis, a estimé jeudi que les essais du vaccin contre l'infection par le virus du sida constituaient une "première démonstration concrète" qu'un vaccin contre le VIH "peut un jour devenir une réalité".
Cela constitue "une étape scientifique marquante", a noté le laboratoire pharmaceutique dans un communiqué. Sanofi-Pasteur est la société qui produit le vaccin ALVAC utilisé pour la primo-injection.
Cet essai a montré que le protocole de vaccination étudié était "bien toléré et partiellement efficace dans la prévention de l'infection à VIH", note encore Sanofi-Pasteur.
"Bien que modeste, la réduction du risque d'infection par le VIH est statistiquement significative", a souligné Michel DeWilde, Senior Vice-Président recherche et développement de Sanofi-Pasteur, pour qui "il s'agit de la première démonstration concrète, depuis la découverte du virus en 1983, qu'un vaccin contre le VIH peut un jour devenir une réalité".

"Du travail reste à faire"


Cependant, "du travail reste à faire pour mettre au point et tester un vaccin qui puisse être homologué et utilisé à l'échelle mondiale", a noté Michel DeWilde.
Estimant que cet enjeu "dépasse ce que peut faire une seule société ou un seul pays", Christopher Viehbacher, Directeur Général de Sanofi-Aventis, a affirmé que Sanofi Pasteur "poursuivra son engagement de longue haleine dans la recherche pour la mise au point d'un vaccin contre le VIH, aux côtés des chercheurs du secteur public, des gouvernements, des organisations non gouvernementales et des autres producteurs de vaccins, pour faire avancer la science, dans l'espoir de pouvoir un jour proposer des vaccins contre le VIH à ceux qui en ont besoin".

"Optimisme" prudent de l'OMS et Onusida


L'organisation mondiale de la santé et l'Onusida ont déclaré jeudi avec prudence leur "optimisme" après l'annonce à Bangkok de la mise au point d'un vaccin capable de réduire dans un tiers des cas le risque de contamination par le virus du sida.
"Beaucoup de travail reste à faire", avertissent les deux organisations onusiennes en soulignant qu'il reste notamment à déterminer la durée de la protection, si le vaccin peut être administré dans d'autres parties du monde et s'il est efficace sur d'autres sous-types du VIH.
Il a été testé depuis octobre 2003 dans deux provinces thaïlandaises, sur des volontaires dont l'exposition au risque de contamination était jugée similaire à la moyenne.

"Un effet protecteur "modeste"


Le vaccin, mis au point par des chercheurs américains et thaïlandais, a un "un effet protecteur modeste" (31,2% des 16.000 personnes testées en Thaïlande), relèvent dans un communiqué l'OMS et l'Onusida pour qui ces résultats soulèvent cependant "un nouvel espoir".
De tels vaccins présentant des "niveaux modestes d'efficacité semblent ne devoir être que des outils complémentaires d'autres stratégies visant à changer les comportements et les normes sociales, à promouvoir l'usage correct et raisonné du préservatif, l'accès à du matériel d'injection sûr, ainsi que la circoncision", indiquent l'OMS et l'Onusida.

jeudi 24 septembre 2009

Comment perdre son temps en une leçon

Et encore un long moment sans alimenter ce blog. Vous me pardonnerez chers lecteurs mais, d'un autre côté, ce que je fais n'a rien de passionnant ces temps-ci. J'entends déjà les mauvaises langues dire « Ah bon ? Parce que ce que tu faisais avant été passionnant peut être ? » et bien peut être pas, non, mais il y avait au moins matière à dire quelque chose.
Là actuellement, à part le site de l'ANPE (oui, je sais, c'est Pole emploi maintenant mais je changerai le nom quand ça aura vraiment changé parce que là, à part du bordel en plus, je vois pas trop de différence) et de temps en temps une recherche sur des concours de la fonction publique qui seraient dans mes cordes, je ne fais pas grand chose d'autre. Ah, si, je joue un peu sur l'ordinateur. Je peux même pas trop approcher ma wii sinon j'entends les griefs maternels qui me demandent, sans aucune arrière pensée évidemment, où en sont mes recherches d'emploi. Bon, on peut toujours en faire plus si on veut, il paraît. Mais là, à part du porte à porte, je vois pas trop.
Bref, ce n'est pas pour vous assommer avec les quelques recherches infructueuses pour l'heure (j'ai quelques ouvertures, je vous en reparlerai si ça vaut le coup) que je me suis décidé à reprendre la plume informatique. En fait, il vient de m'arriver une petite (très petite) anecdote dont je voulais vous narrer l'existence.
Figurez-vous que parmi mes recherches, j'ai envisagé plusieurs solutions alternatives. Dans le cas qui nous concerne, je me suis vu proposé une possibilité de contrat de « professionnalisation », un de ces contrats dits « aidés » qui consiste à pouvoir faire suivre une formation au salarié pendant son embauche. Le truc évidemment, c'est qu'il faut une formation pour avoir le dit contrat.
Après 7 ans à la fac (dont 5 de vraiment productifs), je ne me sentais pas très chaud pour retourner sur les bancs de l'université. D'autant plus que la seule formation valable trouvée en si peu de temps, c'était justement à la fac. Mais bon, on va pas faire la fine gueule quand il y a un contrat à la clef. Donc remplissage de paperasse. Au passage, la paperasse de la fac, c'est vraiment n'importe quoi, mais de ça je ne parlerai pas, je tiens à rester calme. En tout cas, entre les dossiers de recherche et les diverses élucubrations pour voir si vous êtes vraiment motivés pour suivre la formation, ça me prend tout un week end, et même un peu plus, pour monter le dossier d'inscription complet. J'envoie tout ça à la fac le dernier jour, à la dernière minute (véridique, le bureau de poste fermait dix minutes après mon départ). Non, je ne suis pas feignant, mais le dossier m'ayant été envoyé un vendredi, je n'ai pas pu le poster avant lundi et, oui, vous avez bien lu, malgré une demande en juillet, j'ai reçu le dossier trois jours avant la date de cloture. Ah, je savais bien que je n'aurai pas dû en parler, ça m'énerve.
Quoi qu'il en soit, je respire un peu une fois le dossier envoyé. Quelques jours plus tard, la grosse catastrophe, l'organisme qui aurait pu financer la formation (4000 euros quand même) refuse tout net. Il me reste plus qu'à contacter l'ANPE pour voir s'ils peuvent la prendre en charge. Mais, cruelle ironie du destin, le mail m'arrive un vendredi. Et je ne m'en aperçois que le soir. Je dois donc attendre lundi pour contacter l'ANPE, la veille de la réunion de rentrée de la formation.
Evidemment, c'est trop tard et j'écris un mail au service de la scolarité pour dire que finalement je renonce.
Pas très rigolo tout ça, me direz-vous. Et bien figurez-vous que ce matin, j'ai reçu un mail du service de la scolarité pour me dire que mon dossier a été refusé. Vous notez le truc, ce n'est pas moi qui ne peux pas aller à la fac, c'est elle qui me refuse. Je me demande pour quel motif cela dit. Est-ce parce que je les ai prévenus que je ne viendrai pas ? Ou parce que je n'étais pas là à la réunion ? Ou encore parce qu'ils n'ont pas reçu un kopek de ma poche ? Encore plus drôle, le mail portait une mention « ne pas répondre ». C'est amusant car, en dehors de la fac, je ne vois pas qui a le temps d'envoyer des mails pour rien.

dimanche 20 septembre 2009

Un espion chez les hobbits.

On en apprend des bonnes parfois. Voici un article amusant et intéressant (sauf pour la remarque de l'historien, vous comprendrez pourquoi) de bibliobs.nouvelobs.com :


Tolkien au service de Sa Majesté

Par David Caviglioli


L'auteur du «Seigneur des anneaux» a bien failli devenir l'espion qui venait de l'heroic fantasy. Il a été approché par les services secrets britanniques quelques mois avant la Seconde Guerre mondiale, révèle le quotidien anglais The Telegraph

Son nom était Tolkien. John Ronald Reuel Tolkien. En 1939, il n'est pas encore passé maître de la littérature médiévo-fantastique. Il est professeur d'anglo-saxon à Oxford, ce qui n'est pas si mal. En cette qualité, il est approché au début de l'année par des officiels du renseignement britannique, qui craignent que les Saxons, ces anciens cousins germains devenus Allemands, ne prennent les armes.

Comme la guerre mondiale est une affaire de paranoïaques, ils ont besoin de perceurs de codes.


Sage précaution: la machine Enigma est aux mains des Nazis depuis leur arrivée au pouvoir. C'est là que Tolkien peut leur être utile. Il suit donc en mars 1939 une formation de trois jours au GCCS, la grande école du décryptage anglais. Il s'y montre doué et, comme le révèlent des documents inédits rendus publics par le quartier général des renseignements britanniques, «enthousiaste».


Il finit pourtant par refuser le job, pour des raisons encore obscures. Car la rémunération était alléchante: 500 £ par an, l'équivalent de 4675 euros par mois. Ce n'est pas aujourd'hui qu'on verrait quelqu'un refuser un travail d'espion avec un salaire de cadre supérieur. Un historien du renseignement britannique déclare au Telegraph :


«On ne sait tout simplement pas pourquoi il ne s'est pas engagé. Peut-être parce que nous faisions la guerre à l'Allemagne et pas au Mordor


En fin de compte, la défection de Tolkien ne porta pas trop préjudice aux Anglais, qui réussirent tout de même à décrypter les messages d'Enigma et à intercepter les U-Boot d'Hitler. L'écrivain était pourtant taillé pour le poste: au-delà de son talent de linguiste, il avait travaillé dans ses jeunes années pour le dictionnaire d'Oxford et s'était spécialisé dans les termes d'origine germanique commençant par la lettre «W». Comme «World» et «War».

D.C.

J.R.R. Tolkien lors de son passage à l'armée, en 1916.

vendredi 18 septembre 2009

Guano apes : Open your eyes

Juste parce que c'est bon.


Guano Apes - Open Your Eyes
envoyé par Transsmusic. - Clip, interview et concert.

Hide your face forever
dream and search forever

Have you ever been for sale ?
when your isms get smart
oh so selfish and mindless
with that comment in your eye

Do you think that you are hard ?
really harder than the other
man you're acting cold
if you are not in charge

Don't split your mentality
without thinking twice
your voice has got no reason
now is the time to face your lies

Open your eyes, open your mind
proud like a god don't pretend to be blind
trapped in yourself, break out instead
beat the machine that works in your head

Will you offer me some tricks
if I ever need them
would you go into that room
if I call 'em

Do you think that you are better
really better than the rest
realize there's a problem
I know that you can give your best

Have you ever had a dream?
or is life just a trip?
a trip without chances
a chance to grow up quick

Open your eyes, open your mind ...

Hide your face forever
dream and search forever
night and night you feel nothing
there's no way outside of my land

Open your eyes, open your mind ...

vendredi 21 août 2009

Un dessineux de plus

Mais c'est que je n'ai pas écrit depuis longtemps sur ce blog... ouhlala, il est temps que je m'y remette. Heureusement que je suis malade parce qu'en ce moment sinon je bosserai comme un dingue.
Mais si je ne bossais pas, je n'aurai pas travaillé avec Hassen Touati. Alors que je vous le situe un peu, Hassen est un artiste peintre qui fait plein de choses avec son outil favori, le airbrush. Et il en fait plein des trucs biens. Jugez vous-mêmes.


Hassen est venu nous voir au centre pour montrer aux ados comment réaliser une fresque avec un airbrush. Je n'ai pas (encore) de photos de la dite fresque étant donné qu'on devait la finir aujourd'hui et que je suis actuellement en train de me demander si mon estomac n'a pas enclenché la marche arrière.
De toute façon Hassen n'a pas besoin de pleins de photos, celles qu'il a sur son blog (ultimarts.com) sont largement suffisantes.